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Vie quotidienne - Relations parents - enfants

#23 Susciter la coopération des enfants

susciter la coopération de nos enfants

Vous avez dit coopération ?…

Avec nos enfants, toute la journée, cela ressemble à :

  • Lève-toi !
  • Habille-toi !
  • Viens déjeuner !
  • Brosse-toi les dents !
  • Mets des chaussures !
  • Fais tes devoirs !
  • Range ta chambre !
  • Va te laver !
  • Viens manger !
  • Va te coucher !…

Ou encore, nous les empêchons de faire ce qu’ils ont envie de faire :

  • N’embête pas ta sœur !
  • Arrête de crier !
  • Arrête de courir partout !
  • Ne saute pas sur le canapé !
  • Ne laisse pas traîner tes jouets !

Autant de demandes, d’exigences et d’injonctions qui ont pour but d’obtenir la coopération de nos enfants et qui sont fatigantes pour nous car elles demandent du temps et de l’énergie, et qui sont également exténuantes pour nos enfants qui doivent obéir sans cesse.

De plus, ce sont autant de situations qui peuvent se transformer en confrontations ou en crises, puisque le parent finit par camper sur sa position “Tu vas faire ce que je dis !” et l’enfant sur la sienne “Je vais faire ce que je veux !”.

Et il faut se rendre à l’évidence… Les façons de faire que nous utilisons pour faire coopérer nos enfants n’amènent pas les résultats que nous souhaiterions.

En effet, les ordres, les menaces ou encore les remarques éveillent le plus souvent chez les enfants des sentiments de colère, de révolte ou de culpabilité, qui sont loin de la coopération que nous souhaiterions susciter !

Comment faire alors ?

C’est pourquoi je vous propose, dans cet article des habilités pour susciter la coopération des enfants, basées sur le travail d’Adèle Faber et Elaine Mazlish, et que vous pouvez retrouver dans leur livre “Parler pour que les enfants écoutent” ainsi que dans les ateliers Faber et Mazlish que j’organise.

1- Décrire les faits

Au lieu de faire la morale, de s’énerver, de donner des ordres… Juste décrire la situation, ce que nous voyons ou bien le problème.

Observer et décrire les faits de façon neutre n’est pas forcément dans nos habitudes. Je vous invite à lire mon article “Observation ou évaluation” qui traîte de ce sujet dans le cadre de la CNV si vous voulez en savoir plus.

Cela permettra aux enfants de réfléchir par eux-mêmes et d’agir, ce qui favorisera également leur autonomie.

2- Donner des informations

Au lieu de faire des remarques dévalorisantes, de menacer… Donnez des informations pour l’enfant puisse découvrir lui-même ce qui doit être fait.

Bien sûr, les informations données doivent être adaptées à l’âge de l’enfant, car si vous lui donnez une information qu’il connait déjà depuis longtemps, il risque de vous dire que vous le prenez pour un imbécile !…

3- Le dire en un mot

Plus rapide, moins énergivore et plus percutant, dire ce que vous attendez en un mot plutôt qu’avec un long discours est en général plutôt efficace.

Parfois, face à l’utilisation de nouvelles habiletés, il y a un temps où l’enfant peut être surpris ou étonné de cette nouvelle façon de faire. Pas d’inquiétude, un temps d’adaptation peut être nécessaire face aux changements !

4- Décrire ce que l’on ressent

Parfois, nous avons envie de faire part de nos sentiments à nos enfants car nous sommes humains nous aussi ! C’est tout à fait possible, à condition de la faire sans attaquer la personnalité de l’enfant.

Pour cela, il est préférable d’utiliser le “JE” : “Je me sens…” plutôt que le “TU” : “Tu es un… Tu fais toujours… Tu n’as jamais…” En évitant aussi : “Je n’aime pas quand TU…”

Vous pouvez également lire l’article “Exprimer ses sentiments et émotions” pour en savoir plus.

5- Écrire un message

Parfois, un message écrit est encore plus puissant qu’une parole… Cela peut même être un peu magique ! Une habileté utile pour la coopération de nos enfants, mais à utiliser avec parcimonie pour conserver l’effet de surprise, pour des situations récurrentes par exemple.

Situation 1 : sur la porte d’entrée, on pourrait coller ce message :

Situation 2 : sur les pyjamas, en vue, on pourrait mettre :

Situation 3 : et sur les jouets, on pourrait déposer ce message :

Même les enfants qui ne savent pas écrire vont être contents de recevoir des messages et ils demanderont à ce qu’on les leur lise !

En bref,

Ces habiletés sont puissantes, mais doivent bien sûr être adaptées à chaque enfant, à chaque parent. L’idée étant d’expérimenter et de trouver ce qui vous convient, à vous et à votre enfant.

Et parfois, cela marchera et parfois non… A nous, parents d’être créatifs. Les habiletés peuvent être combinées entre elles pour avoir plus d’effet. Et si l’une ne marche pas, ce serait dommage d’abandonner, car il y en a d’autres à disposition !

Enfin, il est important de rester authentique lorsque l’on communique et ne pas vouloir sembler patient alors qu’on est énervé par exemple !

J’espère que cet article vous apportera des clés pour communiquer en famille et je vous souhaite une bonne expérimentation !

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaires ou sur les réseaux sociaux de Petite Girafe.


Crédit photo : Pexels

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