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Je n’ai pas d’autorité avec mes enfants.

autorité

Est-ce que ça vous arrive parfois de penser que vous n’avez pas d’autorité ? Que vous ne savez pas vous faire respecter ? Que vous vous laissez marcher sur les pieds ?

Et cela vous frustre, vous contrarie et pour ne pas vous laisser faire, vous faites preuve d’encore plus de fermeté voire d’autoritarisme : cris, punitions… pour avoir le dernier mot ?

Moi je l’ai vécu, j’ai beaucoup évolué là-dessus, et c’est pour ça que ce thème me tient à cœur !

Qu’est-ce que l’autorité ?

La première chose, ce que j’ai envie de vous demander, quand vous vous dites « je n’ai pas d’autorité », , c’est, en fait,« qu’est-ce que l’autorité pour vous ? Qu’est ce que vous mettez derrière ?

Est-ce que pour vous l’autorité c’est se faire respecter, se mettre en colère, l’énervement, la dureté, la fermeté, la punition, la domination ?

C’est souvent ce sont des choses qu’on a pu intégrer car on l’a vécu étant enfant, ou bien ça peut être des façons de faire qu’on a observée ou encore une image qu’on a pu observer dans la société…

La deuxième question que j’aimerais vous poser, c’est : qu’est ce que vous vous racontez dans votre tête quand vous vous dites « je n’ai pas d’autorité ? » Quelles sont les pensées qui vous viennent ?

Est-ce que ce sont des choses comme :

« Pour se faire respecter, il faut dominer, il faut être en colère, il faut être agressif

 « Je fais ne faire respecter »

« Je dois toujours me mettre en colère pour qu’on m’écoute »

« Les enfants ne m’écoutent jamais »

« Je ne suis pas respectée »

Si oui, cela montre, qu’effectivement, pour vous, la notion de respect passe par une notion d’autorité très liée à la domination.

Maintenant, ce que je vous invite à observer, c’est si l’autorité dans le sens que nous avons défini, c’est-à-dire : énervement, cri, colère, domination, est-ce que cela vous correspond ?

Car si vous lisez mon blog, il y a de fortes chances pour que l’éducation stricte « punitive » vous questionne ou bien ne vous convienne pas, et que vous cherchiez d’autres façons de faire…

Effectivement, si vous ne vous sentez pas bien, lorsque vous voulez mettre en place cette autorité, c’est que ça ne vous correspond pas,

Car quand on enfreint nos propres valeurs, on a souvent l’impression d’être une mauvaise personne.

Quelles est votre définition de l’autorité ?

Maintenant que nous avons mis à plat tout cela, ma question suivante est  : Qu’est-ce que VOUS, vous mettez derrière l’autorité ? Qu’est ce c’est pour vous ? Ou comment est -ce que vous aimeriez vivre les choses ?

Est-ce que les notions que vous mettez derrière l’autorité et ce que vous aimeriez vivre, ce sont des notions comme la bienveillance, la patience, la compréhension, la douceur, les limites fermes, le calme, le dialogue, la connexion avec vos enfants ?

Une fois que vous aurez défini cela, vous pourrez décider à partir d’aujourd’hui, vous allez exercer votre autorité de la manière qui vous correspond ! Vous pourrez par exemple vous dire que vos enfants peuvent ressentir une forme d’autorité mais dans la bienveillance. Que pour vous, l’autorité, c’est dans la bienveillance et plus dans la violence et que c’est encore plus puissant comme ça.

Vous pensez peut-être : on ne peut pas changer comme ça ?

Et bien, en fait, si, et ce n’est pas difficile ! C’est juste une décision à prendre !

Vous décidez qu’autorité = bienveillance, si c’est cela qui vous correspond. Vous le gardez à l’esprit quand vous avez besoin de faire preuve « d’autorité » auprès de vos enfants, et cela fera toute la différence. Car en vous disant ça, vous n’allez plus agir de la même façon.

Changer de point de vue

Quand on se met en colère, ça peut aussi être parfois parce qu’on pense que nos enfants font tout contre nous, que leur but dans la vie c’est de s’opposer à nous !

Et du coup, on en fait une affaire personnelle : on se dit « s’il s’oppose ou n’écoute pas c’est contre moi… »

Et si, en fait, ce n’était pas contre vous ?

Que se passerait-il si vous changiez votre point de vue ?

Et que par exemple au lieu de vous raconter que vos enfants font les choses contre vous, vous vous racontiez qu’ils sont absorbés par leur jeux, leurs affaires… ?

Est-ce que ça changerait quelque chose ?

Ce que je peux vous dire par là, c’est qu’il y a de fortes chances pour qu’au lieu d’aborder vos enfants en étant déjà remonté et énervé car vous vous racontez qu’ils ne vous respectent pas, vous soyez plus ouverts à la compréhension et au dialogue.

 Arriver à se dissocier le comportement de nos enfants et ne pas en faire une affaire personnelle, ça va permettre de poser un autre regard sur vos enfants et cela va vous permettre aussi d’agir différemment.

Maintenant, vous vous demandez peut-être : c’est bien gentil tout ça, mais concrètement comment je fais ?

Comment faire concrètement ?

Comme je vous le disais précédemment, changer votre état d’esprit est la base pour voir et agir autrement.

Ensuite, je vais vous proposer quelques outils concrets que vous allez pouvoir utiliser pour poser ses limites dans le calme et la bienveillance tout en respectant vos valeurs.

Ce sont des outils dont je parle dans mes ateliers de parentalité bienveillante.

Tout d’abord, si l’enfant ne fait pas ce que vous demandez, vous pouvez vous assurer qu’il a bien entendu votre demande car il peut être absorbé par autre chose, par un contact physique par exemple, en lui touchant l’épaule.

Éventuellement lui demander de reformuler ce que vous avez dit. Comme ça vous savez qu’il a bien entendu !

Ensuite, s’il ne veut pas faire ce que vous demandez, l’idée est d’ouvrir le dialogue en lui demandant tout simplement pourquoi il ne peut pas le faire ? Est-ce qu’il veut terminer son jeu, est-ce que quelque chose le gène dans votre demande ?

Et si vous arrivez à savoir, vous pouvez en discuter avec lui. Encore 5 min de jeu ? On voit ensemble ce qui pourrait convenir aux deux… ?

Ensuite, il y a des moments, où en tant que parents, on se doit de poser des limites.

L’idée est de le faire mais sans causer de tort à l’enfant, et à son estime de lui-même.

Pour cela, vous pouvez choisir de parler de vos sentiments sans faire des reproches à l’enfant.

Par exemple, vous pourriez dire :

« Je suis vraiment énervée quand j’ai besoin de mes affaires et que je ne les retrouve pas à leur place. »

Autant que possible, on va utiliser le « on » plutôt que le « tu », cela permet au message de passer sans pour autant accabler l’enfant.

Vous pourrez aussi exprimer vos attentes

« Je m’attends à ce que mes affaires soient remises à leur place… »

Et vous pourrez montrer à l’enfant comment réparer ce qu’il a fait si nécessaire.

Ensuite, vous pouvez aussi lui offrir un choix :

 « Soit tu remets mes affaires où tu les as trouvées après t’en être servi, soit tu ne t’en sers plus. »

Et finalement, on a aussi la possibilité de passer à l’action par exemple en ne mettant plus à disposition ses affaires, pour continuer sur l’exemple que je vous ai donné.

Ce ne sera pas avec l’intention de punir mais dans une intention de respect de chacun ou des affaires de chacun.

En bref,

Ce que je vous propose, c’est d’essayer de vous positionner avec confiance, de vous écouter et de faire ce qui est juste pour vous en gardant en tête votre nouveau code de l’autorité. Par exemple autorité = bienveillance.

Ensuite, je voulais vous dire que dans cette période de confinement, vous avez la capacité de choisir de quelle façon vous avez envie de voir et ressentir les choses.

Je voulais vous dire qu’on pouvait, à notre niveau, agir sur notre propre monde, en apportant à notre famille ce qu’on aimerait voir dans le monde : de la paix, de la sérénité, du bonheur de la compréhension, du dialogue…

A vous de jouer !


Crédit photo : Pexels

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